[ Ecouter ce morceau ]
- Titre : Double peine
- Année : 2008
Paroles :
Parce que l'air pollué nous enfume et que la terre brûle,
Parce que le pouvoir les aveugle et que la haine les consumme
Parce que ce monde un champ de mines, pas un jardin d'Eden,
Que nos rêves deviennent ruines et que l'argent nous mène.
Yeux dans les yeux, regarde les enfants du monde,
Plus de lueurs de regards, qui brillent de millle feux,
ressens la tristesse ,au fond de nos âmes,
car la joie la liesse, a cédé au vague à l'âme.
Tant de pleurs de drames, de fleurs qui se fânent,
tant de coeurs qui s'écoeurent car nos rêves meurent.
Trop arides dans nos haines, cupides dans nos peines,
car quand les valeurs se perdent c'est la Terre qui se meurt.
Je reprends mon souffle, car l'oxygène devient rare quand les forêts disparaissent.
Je sens qu je m'étouffe , car la santé se barre quand les les usines apparaissent.
Triste constat, d'un navire qui délire car nos boussoles s'affolent et le monde chavire.
OGM plein l'assiette et la bouffe devient fade...aussi fade que nos vies...j"en perds l'appétit.
Allergies, cancers, d'oû viennent ces maladies ,
demande pas à Dieu le père, mais plutôt aux industries,
car un nuage de fumée nous contient, et dans cette planète la pollution nous contient,
nuage de fumée nous contient, et dans ce texte, une vérité je détiens.
{Refrain}
C'est ma double peine, quand des gens meurent tous les jours aux quatre coins de la Terre,
C'est ma double peine, car le monde un champ de mines, pas un jardin d'Eden,
C'est ma double peine, quand nos rêves deviennent ruines et que l'argent nous mène,
C'est ma double peine , car la folie est humaine et la haine dans nos gènes.
J'ai l'âme endolorie, parce que je vois autour de moi.
Je me sens si meurtri qu'il faut que je m'ouvre à toi.
Allume la télé, lis les journaux, sors de ta rue, ouvre-toi au monde,
devant toi le constat immonde,
que les plus grands films de guerre, d'horreur, de fiction ne sont qu'une pâle copie,
de ce que sont vraiment nos vies.
Des scènes de haine, de viols, de crimes, tant médiatisés,
la mort une banalité.
On parle de guerre civile, on parle de guerre ethnique,
de guerre pour la paix, de guerre de religion.
Manipulés comme des pions, sur l'échiquier géant,
par des légions de dirigeants appâtés par l'argent.
De bush à Ben Laden, Sharon Saddam hussein,
c'est la même haine, la même rangaine,
un seul désir, la quête du pouvoir,
mais à quel prix le pouvoir, au prix de la vie humaine.
Des camps d'Auschwitz à Sabra et Chatila,
De Srebenitza au génocide du Rwanda,
les blessures du passé ne se referment pas,
et malgré ça, l'home continue les dégâts,
et malgré ça, l'avidité prend le pas.
{Refrain}
Mais pourquoi rester là, inerte, aveugle, insensible,
sourd à ce qui nous entoure, comme la plupart de nos proches.
on se dit que la vie est moche et que dans ce monde de fous,
il faut qu'on aille jusqu'au bout, et qu'on fasse notre trou.
Pris dans le train-train du wagon quotidien,
on se dit que tout va bien, en oubliant nos prochains.
Mais moi aussi, j'ai eu des faiblesses,
dans le tourbillon de la vie, j'ai ressenti la détresse.
Un mal pour un bien, un réveil si lourd,
comme la première bouffée dair d'un bébé qui voit le jour.
J'ai mal au coeur, me sens si impuissant,
pour conjurer mes peurs, j'invoque le Tout Puissant.
Je vois les larmes, j'entends les battements de ce monde qui soupire, sans pouvoir reagir.
Et c'est ma double peine, ce que je ressens,
Et c'est ma double peine, car nous ne sommes pas innocents...
Nous sommes TOUS complices, TOUS coupables de non assistance... à Terre en danger,
car toi, moi et les autres, on ne fait rien,
toi, moi et les autres, on reste là.